À Los Angeles, Toombow Kids est allé à la rencontre des femmes pour parler maternité, carrière, liberté et de cette fameuse petite phrase : « Un jour, ton instinct maternel viendra. » Mais est-ce vraiment aussi simple ?
Aujourd’hui, dans Les Astuces des Mamans, nous avons décidé de poser une question qui risque de faire beaucoup parler.
Est-ce qu’une femme doit forcément rêver de devenir maman ?
Certaines femmes l’affirment depuis leur enfance :
« Moi, plus tard, je veux des enfants ! »
D’autres répondent immédiatement :
« Très peu pour moi ! »
Et puis il y a celles qui ne savent tout simplement pas.
Alors, chez Toombow Kids, nous avons décidé de sortir de la rédaction et d’aller dans les rues de Los Angeles pour écouter différents points de vue.
Et très vite, une chose devient évidente :
il n’existe pas un seul modèle de femme.
« Mon rêve ? Devenir maman. »
Notre première rencontre.
Une jeune femme nous explique que son plus grand rêve est de devenir mère. Elle s’imagine déjà avec son bébé dans les bras, souhaite éventuellement rester quelque temps à la maison après sa naissance et veut consacrer une grande partie de sa vie à sa famille.
Pour elle, ce n’est pas un sacrifice.
C’est un choix de vie qui lui ressemble.
Quelques rues plus loin, nous rencontrons un profil complètement différent.
Costume, ordinateur, téléphone et café à la main : cette femme adore son métier.
Elle nous explique qu’elle ne ressent pas particulièrement le désir d’avoir des enfants et qu’elle préfère actuellement consacrer son énergie à sa carrière, ses voyages et ses projets personnels.
Est-elle moins accomplie que la première ?
Non.
Est-ce que la première manque d’ambition parce qu’elle rêve de maternité ?
Non plus.
Et c’est justement là que commence notre astuce du jour.
Ce que disent réellement les chiffres américains
Oublions un instant les clichés.
Aux États-Unis, maternité et carrière sont très loin d’être deux mondes séparés.
Selon le U.S. Bureau of Labor Statistics, 73,9 % des mères vivant avec des enfants de moins de 18 ans participaient au marché du travail en 2025.
Même parmi les mères ayant des enfants de moins de 6 ans, elles étaient 68 % à travailler ou à rechercher activement un emploi.
Autrement dit : la maman américaine d’aujourd’hui peut préparer le petit-déjeuner, déposer son enfant, partir travailler, diriger une entreprise, rentrer à la maison et redevenir maman quelques heures plus tard.
Elle n’a pas nécessairement choisi entre les deux.
Elle essaie parfois de construire les deux en même temps.
Et celles qui ne veulent pas d’enfant ?
Elles existent aussi.
Et leur choix mérite tout autant d’être entendu.
Une grande étude du Pew Research Center s’est intéressée aux Américains de moins de 50 ans sans enfant qui déclarent qu’ils n’en auront probablement jamais.
Parmi eux, 57 % disent que l’une des principales raisons est tout simplement qu’ils ne veulent pas d’enfant.
Chez les femmes interrogées dans cette catégorie, cette proportion atteint 64 %.
Et 44 % des adultes de moins de 50 ans concernés citent également le désir de se concentrer sur d’autres choses, notamment leur carrière ou leurs centres d’intérêt.
Cela ne signifie pas que 64 % de toutes les Américaines ne veulent pas d’enfant : ces chiffres concernent spécifiquement les adultes sans enfant interrogés qui estiment peu probable d’en avoir un jour.
Mais alors… où est passé « l’instinct maternel » ?
Voilà peut-être la question la plus intéressante.
On entend souvent :
« Tu verras, quand tu auras un bébé, ton instinct maternel arrivera. »
Ou encore :
« Toutes les femmes veulent devenir mères un jour. »
La réalité humaine est beaucoup plus nuancée.
Certaines femmes ressentent très tôt un désir profond de maternité.
D’autres découvrent progressivement leur attachement à leur enfant.
Certaines hésitent pendant des années.
Et d’autres ne souhaitent simplement jamais devenir mères.
La maternité ne devrait donc pas être utilisée comme un examen permettant de déterminer si une femme est « suffisamment féminine », aimante ou accomplie.
Maman au foyer contre maman qui travaille : STOP !
Chez Toombow Kids, nous aimerions mettre un petit carton rouge à une autre compétition inutile.
Maman au foyer contre maman qui travaille.
Pourquoi faudrait-il absolument les opposer ?
Une mère qui choisit de rester à la maison pour s’occuper de son nourrisson effectue un travail considérable, même si celui-ci n’est pas accompagné d’une fiche de paie.
Une mère qui reprend son travail tous les matins ne cesse pas d’être mère lorsqu’elle franchit la porte de son entreprise.
Et une femme qui décide de ne pas avoir d’enfant n’a pas à justifier toute son existence par sa carrière.
Ces femmes peuvent avoir des vies radicalement différentes sans que l’une détienne la recette universelle du bonheur.
LES ASTUCES DES MAMANS : arrêtons de chercher la maman parfaite
Et voilà finalement notre astuce.
Elle n’est ni dans un biberon révolutionnaire, ni dans une poussette dernier cri.
Elle est dans la liberté de construire son propre équilibre.
Pour certaines, cela signifie rester plusieurs années auprès de leurs enfants.
Pour d’autres, reprendre rapidement une activité professionnelle.
Pour certaines, travailler à temps partiel.
Pour d’autres encore, devenir entrepreneure tout en élevant leurs enfants.
Et certaines femmes choisiront de ne jamais devenir mères.
Il n’existe pas une seule bonne réponse.
Et si vous devenez maman sans vous sentir immédiatement « maman » ?
Pas de panique.
La maternité n’est pas un concours où toutes les participantes doivent ressentir exactement les mêmes émotions au même moment.
Apprendre à connaître son bébé, découvrir ses besoins, prendre confiance, demander de l’aide et construire progressivement une relation font aussi partie de l’expérience.
L’astuce la plus importante est peut-être celle-ci :
ne construisez pas votre maternité en essayant de ressembler à celle des autres.
Construisez celle qui fonctionne pour votre enfant, votre famille… et pour vous.
Deux femmes, deux vies, aucune perdante
Notre promenade dans Los Angeles se termine donc avec les deux femmes du début.
L’une rêve d’entendre un jour un enfant l’appeler :
« Maman ! »
L’autre rêve peut-être d’ouvrir les portes de sa propre entreprise lundi matin.
Et une troisième, quelque part entre les deux, rêve probablement…
des deux.
Voilà peut-être ce que les statistiques américaines nous rappellent le mieux : maternité, travail et accomplissement personnel ne se rangent pas toujours dans des cases parfaitement séparées.
Alors, l’instinct maternel est-il vraiment les astuces des mamans ?
Peut-être que la véritable astuce est beaucoup plus simple :
écouter ce que l’on veut vraiment, respecter ce que les autres femmes veulent… et arrêter de décider à leur place de la vie qui devrait les rendre heureuses.
Parce qu’il existe autant de façons d’être une femme qu’il existe de mamans.










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