Chronique de votre fraise préférée, Tagada, correspondante mystères et potins de Jonathanland
« Je suis rouge. Je suis ronde. Je suis sucrée. Et je sais tout ce qui se passe dans les ruelles et les forêts de notre belle ville… ou presque. »
Tagada, Fraise volante & chroniqueuse
Introduction
Mes très chers Johnlandais, bonjour, bonsoir et bonne nuit selon l’heure à laquelle vous me lisez.
C’est moi, votre fraise tagada adorée. Oui, la petite rouge qui vole sur son balai lumineux dans les ruelles de notre ville chérie, ce même balai qui brille un peu trop dans la nuit noire et qui me trahit à chaque mission secrète. Mais que voulez-vous, quand on est aussi appétissante, difficile de passer inaperçue.
Ce mois-ci, je m’ennuyais ferme. Les vacances à Jonathanland, c’est beau, mais pour une chroniqueuse de mon calibre, le calme est l’ennemi juré. Alors quand l’une de mes fraises agentes m’a chuchoté qu’un scoop bouillonnait du côté de la rue des Érables, j’ai sauté sur mon balai sans même finir ma tasse de confiture chaude.
Fiche du mystère
| Élément | Détail |
|---|---|
| Sujet observé | Electra March |
| Lieu | Forêt de l’Aigle d’Or |
| Heure | Nuit profonde |
| Niveau de mystère | Maximum |
Le début de l’affaire
Electra March. Pour ceux qui ne la connaissent pas, et honnêtement, qui la connaît vraiment ? C’est une mère discrète, sage, sans histoire apparente.
Sa fille Viviana, 12 ans, est une petite fleur toute mignonne dans les couloirs de l’école de Jonathanland. Rien dans cette famille ne semblait anormal.
Jusqu’à cette nuit-là.
La sortie
Il était tard. Très tard.
La ville dormait, bercée par le vent chaud de l’été. Et moi, perchée sur mon balai, que j’essayais désespérément de cacher derrière un réverbère, j’ai vu Electra sortir de chez elle.
Seule.
Dans une tenue étrange. Pas du tout la tenue d’une maman ordinaire qui descend acheter du lait. Non. C’était autre chose. Quelque chose d’indéfinissable, mais qui faisait se hérisser mes petits grains de sucre.
Elle a marché droit, sans hésiter, en direction de la forêt de l’Aigle d’Or.
La forêt interdite
La forêt de l’Aigle d’Or.
Pas le parc. Pas le petit bois derrière la boulangerie. La forêt.
Celle dont les anciens de Jonathanland disent qu’elle cache des choses que les yeux ordinaires ne devraient pas voir.
Je l’ai suivie.
Bien sûr que je l’ai suivie. Je suis Tagada, pas une fraise peureuse. Mais j’avoue que mon balai tremblait un peu, ou peut-être que c’était moi.
Les arbres se refermaient derrière elle comme s’ils la connaissaient. Comme s’ils l’attendaient.
Le rendez-vous
Dans la clairière centrale, je l’ai vu.
Un chien-loup.
Magnifique. Aussi mystérieux que le husky Scoot, le compagnon de Baby Madison, vous savez, l’enfant de la famille Ewing.
Mais celui-ci n’était pas un simple animal.
Ses yeux brillaient d’une lumière inconnue.
Le basculement
La lune s’est levée.
Et tout a changé.
Les yeux d’Electra March se sont mis à scintiller comme de l’or fondu. Elle a ouvert la bouche.
Une langue ancienne est sortie.
Ni français, ni anglais, ni rien de connu.
Une langue vivante.
Comme si la forêt elle-même répondait.
Les branches bougeaient au rythme de ses mots.
La course
Puis la course a commencé.
Le chien-loup a foncé entre les arbres.
Et Electra l’a suivi.
Plus vite.
Deux fois plus vite.
Plus vite qu’un loup.
À pied.
Dans une forêt.
La nuit.
Je me suis pincée.
Enfin… j’ai essayé. Difficile avec des pattes de fraise bonbon.
Mais j’étais réveillée. Trop réveillée.
La lumière
Au moment où je commençais à comprendre… ou plutôt à accepter de ne rien comprendre…
Une lumière a explosé au cœur de la forêt.
Blanche.
Totale.
Vivante.
Chaque arbre, chaque racine, chaque feuille s’est retrouvé baigné dans cette clarté surnaturelle.
J’ai fui.
Pas par peur.
Par instinct journalistique.
Une bonne chroniqueuse sait quand elle a assez vu.
Les questions de Tagada
- Qui est vraiment Electra March ?
- Est-elle une super-héroïne cachée parmi nous ?
- Viviana possède-t-elle les mêmes secrets ?
- Combien d’habitants de Jonathanland mènent une double vie ?
Conclusion
Depuis cette nuit-là, je la suis. Partout.
Discrètement, enfin, aussi discrètement qu’une fraise rouge sur un balai lumineux peut l’être.
Et je comprends une chose.
Jonathanland n’est pas la ville paisible que l’on croit.
Nos voisins, nos amis, les gens de la boulangerie…
Certains sont bien plus extraordinaires qu’ils ne le laissent paraître.
Suite à venir
Le mois prochain, je vous raconterai la suite.
Car mon enquête ne fait que commencer.
Et Electra March…
Electra March n’a pas fini de me surprendre.
Tagada, tagada… c’est ça la magie d’une vieille sorcière commère.
Votre fraise préférée, chroniqueuse, espionne, sucrerie.










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